Date : 28/09/2007

Prologue
Un poème (extrait recueil n°2)


Je voyage dans cette lueur de pastel,
Dans les abysses de mon âme de plus en plus belle.
Un silence vide et amer dans la pesanteur assez rebelle,
Ce rêve étrange, étranglé dans les pointes des neiges éternelles.
Ce voyage où tout à l'air accompli,
Derrière l'image sainte, il y a un être assombrit.
Le temps tourne, l'horloge avance, et le temps me dit : « Souviens-toi ! »
D'une voix pure, tranquille et terrifiante qui me met de plus en plus haut à l'étroit.
Mais, ce temps obscur et ténébreux,
Qui a meurtrit, mes ressources, mes voeux.
Dans mon lieu : caverneux, marécageux et hostile,
J'ai vu de mon être un personnage fragile !
Mort précipitée, dans les mémoires saintes et pures,
Dans un encouragement imaginaire qui y figure !
Dur, sera la chute précipitée dans le noir, néant antique !
Regardant, autour de mon horizon, tous ces gens pathétiques !
Une ombre cache sa victoire, sa gloire, peu éphémère,
Je ne suis pas victorieux, mais, lasse et sincère !
La clarté de la nuit, et, la blancheur de la lune,
Me rappelle que mon autre était brune !
Espoir préhistorique, et, ma vie glaciale sont angéliques !
Mon âme dépouillée est froide comme l'antarctique !!!
Je suis la ligne de ma vie, de ma destinée,
Sans croire à l'Etoile dont j'ai si longtemps exorcisée !


La Mort, je l'a trouve tellement singulière !
La Solitude est ma meilleure amie et la plus sincère.
Ces deux là, je les aime comme si je les avait fait !
Et, viendra, où, je disparaîtrai dans l'éternité.
Je parle à la Solitude, je lui avoue mes idées d'immortalité,
Je prie souvent la Mort pour qu'elle vienne me chercher.
Ces deux là, je pourrai les épouser !
Il faudrait juste que je me désintègre de ce monde d'atterrés !
Le nombre de fois que j'ai souffert de ces bourreaux !
La Mort et la Solitude étaient là, parlant en crescendo.
La Mort m'a tenté, mais, avec d'énormes et d'épouvantables décisions et indécisions,
Elle me laissa vivre, mais, jusqu'à une prochaine rébellion.
La Solitude, avec beaucoup de sacrifices et de patience,
Ces deux là, m'ont remise dans l'âme, la bonne conscience.
Je me sentirai mieux dans cette boîte éternelle,
Dans ma tombe et mon âme errante dans le ciel !
Mais, avant que toutes ces bonnes choses me prennent,
En attendant que la Mort vienne,
Et, que la Solitude m'embrasse, et, que sur son visage, je lise, un adieu, avec l'âme en peine,
Je dois effectuer la mission que je dois réaliser sur terre, et ces deux là, se sont mes vraies amies, se sont les miennes !

Dominique PINON

# Posté le lundi 29 octobre 2007 10:17

Modifié le samedi 27 décembre 2008 06:59

Date : 28/09/2007

Coup de gueule
Pauvre connard !


Ce passage est dédié à un con fini, à la Chose f h (ne méritant pas de majuscule), syphilitique, MST, gros porc, truie et j'en passe...

Je sais que nous avons tous des qualités mais aussi des défauts. Or lui, il en ai dépourvu de qualités, il n'a que des défauts et même tous les défauts du monde !

Ça peut paraître atroce, d'une grande méchanceté mais, là, je viens de rencontrer le diable en personne. Outre ces goûts sataniques, et ces goûts innés du fanatisme ainsi que du sadomasochisme qu'il adore, il ne possède rien de bon. D'ailleurs c'est dans cet univers là qu'il excelle, il s'agit bien là de sa spécialité ! Il ne dira pas le contraire ! Si, c'est le cas, cela prouvera qu'il est un con fini !

J'écris mal, mais, merde ! Pas besoin d'écrire bien pour ce déchet de la société !

Mon Dieu, pardon je rectifie, mon moi ! Dire que lorsque je l'ai rencontré, il me semblait gentil, attentionné... En fait, j'allais découvrir le monde du mal ! Et, d'où les expressions : « ne jamais se fier aux apparences » et « l'habit ne fait pas le moine » !

La première chose que je lui ai dite après nos présentations respectives, c'était ma séropositivité, et comment je l'avais contracté. J'ai été donc franc avec lui dès le départ, lui non et j'allais en payer les frais quelques temps après notre séparation, de cette non franchise de sa part lui vaudra le surnom de syphilitique.

J'ai fait la connaissance de P lors de notre deuxième rendez-vous au bois de Vincennes. Sur la route pour rejoindre P qui nous attendait, f h m'a parlait de P en me disant qu'il est également séropositif, et surtout de ne pas avoir peur de lui parce qu'il a les joues creuses. Cela m'a embêté et surpris d'entendre ce qu'il me disait, je lui ai donc rétorqué qu'une personne ayant les joues creuses n'était pas forcement séropositive, et je ne juge pas les gens sans les connaître, ni par rapport à leur apparence physique. Je lui ai dit tout ce que je pensais.

Je dois ajouter également que pour f h que les gens maigres sont séropositif.

Le soir même, j'ai été invité chez lui pour dîner (enfin je rectifie chez P parce qu'il habitait en « collocation » avec P et donc il lui faut tout de même qu'il demande son autorisation, chose qui est normale), finalement je suis restais toute la nuit.

A propos de P, au départ, nous n'avons pas trop discuté ensemble. C'est par la suite que nous avions commencé à mieux nous connaître. Il m'avait dit qu'il se reconnaissait en moi, lorsqu'il était jeune à travers ce que je pensais et comment je vivais ma maladie. Au fur et à mesure, une amitié s'est forgée pour devenir une complicité indestructible. D'ailleurs, cette amitié va être la cause de la jalousie de f h.

J'allais oublier un point important. Certes je lui ai avoué ma séropositivité, mais, je lui ait expliqué également que j'avais dans mon esprit un homme, que j'ai oublié pour être avec lui, et je savais que cet amour ne fonctionnerai pas car il habitait loin et que l'amour a distance ne fonctionne jamais (j'allais m'apercevoir plus tard, que j'avais tord). En plus pour ce f h j'ai oublié un homme qui aurait pu me rendre heureux.

Bref, ensuite, je lui ai présenté mon père, ma soeur, mon petit frère ainsi que ma voisine. Il m'a dit ensuite qu'ils avaient l'air d'être froid. Lorsqu'il était chez moi, il était timide et ne savait pas où se mettre ! Parfois, ma soeur et mon père n'étaient pas à la maison, il était seul pendant que je prenais ma douche où quand je préparais mes affaires. Il en profité pour prendre mon portable, je l'ai surpris une fois et je lui ai demandé ce qu'il faisait, il m'a répondu qu'il jouait. Mon cul oui il jouait ! Il profitait que je ne sois pas avec lui pour regarder mon répertoire téléphonique ainsi que mes messages, et ça je n'aime pas ça du tout qu'on se permette de regarder mes contacts et messages.

Je tiens juste à faire une remarque concernant la rencontre avec ma famille, lorsqu'il a rencontré ma soeur elle venait juste de se lever, et elle n'avait pas l'air fraîche ce qui est normal lorsque l'on se lève. Quant à mon père il rentrait du boulot et il est rentré très vite et il est reparti aussitôt en disant bonjour vite fait, car il devait chercher ces cigarettes et revenir pour manger avant de reprendre le travail. Par contre mon frère, n'a pas la tête d'un méchant il lui a parlé normalement. Mais bon ma famille était spécialement froide à l'entendre. Avec ma voisine il s'entendait bien et rigolait avec elle. Là c'est un pauvre con !

La période la plus ironique se passait au moment où tout semblait calme (quelques bonnes soirées et encore... !). Parfois, sortir avec lui était insupportable, enfin quand je dis parfois, au début c'était le cas, ensuite c'était tout le temps. Le plus souvent tout se dégradait lorsque nous sortions avec P. Il nous faisait la gueule sans que nous sachions pour quelles raisons.

En ce qui concerne les sorties, il avait du mal à comprendre certaines choses. Notamment, il voulait toujours des bisous, des câlins, seulement nous étions dans la rue, sur les quais à Paris et l'homosexualité n'était pas bien vu par tout le monde, et il y avait des enfants. Il ne comprenait pas, du moins il ne voulait pas comprendre, que dans le Marais, cela ne me posait pas de problème mais ailleurs si. Plusieurs fois j'ai eu le droit à des scènes de ménages à propos de ça !

Maintenant, lorsque j'y pense j'en ris, trop fort le syphilitique. Je me souviens l'un de ses coups de gueules que nous avons eu le droit P et moi : nous étions invité par le petit copain de P de l'époque à dîner. Sur le chemin et sans aucune raison, il a pris le métro, du moins il est descendu dans la bouche du métro. Puis il nous a rejoint quelques minutes après, et en passant devant nous, il ne nous répondait pas à nos questions, car nous souhaitions savoir pourquoi il avait un tel comportement. Il a continué son chemin et est entré dans un immeuble. Puis est ressorti pour nous rattraper. Il portait le gâteau que P avait acheté pour le repas. P par mesure de sécurité lui a demandé de lui donner.

(Petite précision : lorsqu'il est entré dans l'immeuble, il avait le code de l'entrée. Il aurait pu finir la soirée chez le gars (oui forcément un gars) qui devait connaître, qui connaît même je rectifie la nuance. Mais, il ne l'a pas fait parce que nous étions invités, et il ne voulait en aucun cas manquer un bon repas et surtout se priver du gâteau. Dans le cas où nous nous promenions par exemple, il serait resté chez le mec. Cela l'a contrarié un peu car il n'a pas pu me trompé, vous comprendrez plus tard de ce que je veux parler.)

Pendant le chemin, il parlait de temps à autre, en m'expliquant qu'ici il avait un ex, dans cette rue là un autre..., à force je me disais que ce mec avait un ex dans chaque rue de chaque ville ! Mort de rire !

Je me souviens également d'un jour où nous étions f h, P et moi sur les quais de Paris, il y avait un gars assis pas très loin de nous, qui mâtait dans notre direction. F h le regardait évidemment, seulement je n'étais pas sûr si le gars regardait syphilitique, P ou moi. P a écrit un mot dans lequel il était inscrit nos descriptions... Je suis allé apporter le mot au mec qui nous mâtait et je lui demandais sa réponse. Il m'a répondu qu'il regardait le gros porc, j'avais envi de le frapper sur le moment, mais ensuite (quelques mois après) après réflexion je l'aurai bien embrassé car il était mignon. Je suis allé donner le verdict au gros porc et à P. Cette truie lui était content, il faisait le beau et n'arrêtait pas de le regarder. Se qui me mettait de plus en plus en rogne ! Je ne me suis pas gêné de lui dire ce que je pensais, mais lui s'obstinait. Alors je lui ai dit sous le coup de la colère qu'il a qu'à y aller le voire l'autre tentouse ! En plus, avant de rentrer, P et moi nous nous sommes arrêtés chez Virgin aux Champs Elysées pour regarder si un album de Myreille Mathieu était sorti car P le cherchait. Nous nous sommes arrêtés pour lire une BD « Les Blondes » tome 5 qui était très comique. Le gros porc pendant ce temps là était en train de garder M le labrador de P. Quand nous sommes sortis du magasin, nous ne voyions pas la truie et M, nous avons commencé à nous inquiéter, nous l'avions cherché partout. P l'a retrouvé, et le gros porc nous a dit qu'il était fatigué et il était parti s'asseoir puisqu'il ne pouvait en aucun cas attendre plus de dix minutes ! Marque ne rien faire de la journée c'est effectivement très épuisant ! Et, c'est reparti pour une fin de dimanche en coup de gueule ! Je vous laisse imaginer la soirée, gâchée ça s'est sûr, première menace de tentative de suicide...

S'il ne s'agissait que de ça ! J'étais à l'époque en première année de BTS Assistant de gestion PME / PMI en alternance, mon entreprise a fermé, et j'allais percevoir les indemnités de licenciement. F h était au courant que j'allais toucher une grande somme d'argent. D'ailleurs il s'est dit qu'il allait se faire entretenir bien comme il le faut... Une fois encore, je vais apprendre une autre facette de ce déchet, et je vais découvrir une fois de plus la cruauté de ce spécimen qui n'est malheureusement pas en voie de disparition. Cela va accroître ma haine envers cet énergumène, car non seulement il me faisait subir les pires crasses mais en plus il restait avec moi pour mon fric ! Lui qui me disait qu'il m'aimait ! Mon cul oui ! Il m'aimait oui mais pour mon argent ! Il ne veut pas travailler, il est bien trop fainéant pour ça et il s'est dit : « Dominique va avoir son pognon, nous allons avoir un appartement, Dominique va bosser, va faire le ménage, les courses, la cuisine... et moi pendant ce temps là, je ne ferai rien, je ferai tout ce que je veux, je le volerai de l'argent, je le tromperai en baisant des mecs lorsqu'il ne sera pas là »

P m'a tout avoué, je commencé avoir des doutes sur certaines choses. De même, je me suis aperçu qu'il n'avait aucune hygiène, il ne changeait pas de sous vêtements tous les jours (exemple: garder son cycliste une semaine pffff, j'imaginais les crottes séchées et la puanteur lol).

Un jour il me dit qu'il a trouvait par l'intermédiaire d'un ami (qui est le patron de la discothèque où nous allions souvent le gros porc, P et moi. Plus tard le patron nous avouera qu'il n'est pas l'ami de f h et qu'il ne lui a jamais proposé de boulot), il m'a expliqué qu'il serait vigile au parc d'exposition de Paris-Versailles. Il m'a dit qu'il commençait tôt et pour ne pas être en retard car il détestait être en retard, il devait dormir chez un couple d'ami pour être sur d'être à l'heure et de ne pas être retardé par les problèmes de transport. Ses horaires étaient de six heures du matin à quatorze heures avec deux heures pour la pause déjeuner, si je ne me trompe pas. Je dois dire aussi que monsieur me reprochait qu'on ne se voyait pas souvent, avec son soit disant nouveau boulot on ne se verrait presque pas. Il était content car monsieur allait travailler au parc d'exposition de Paris-Versailles, allez-y monseigneur ses chevilles enflent !

Au bout du deuxièmes jours P et moi nous sommes partis le rejoindre à Vincennes, en repartant pour Montreuil, je lui ai demandé gentiment s'il pouvait m'acheter un paquet de cigarettes, je n'avais pas toujours reçu mes indemnités de licenciement. Il m'a répondu qu'il ne pouvait pas parce qu'il avait touché que vingt euros, finalement il a accepté tout de même mais à contre coeur. Il m'a demandé une cigarette, et a précisé que le paquet était à lui, ce qui m'a contrarié puisque je lui avais pas mal dépanné en cigarettes. P avait remarqué qu'il fumait plus depuis qu'il sortait avec moi. Le syphilitique m'a dit qu'il a était viré parce qu'il ne correspondait pas au profil et qu'il n'a eu que vingt euros. Ce qui m'a paru bizarre. En fait il a été voir des mecs et pendant ces deux jours j'étais une fois de plus cocu ! Et l'argent qu'il avait il les avaient soit demandé ou volé à ses compagnons de sexe.

Bien sûr, je lui en ai parlé, il a encore pété les plombs, et monsieur gros porc nous a refais le coup de la tentative de suicide pffffff. En plus, j'apprends également qu'il ne se protégeait pas lorsqu'il me trompait. Il faisait ça pour avoir le SIDA, pour qu'il puisse percevoir ensuite la COTOREP, et surtout pour ne pas travailler ! Pfffff et c'est qu'il rêve en plus ! Même beaucoup trop ! C'était un grand menteur ! D'ailleurs beaucoup de mecs le surnomme f le mito. Il me disait qu'avec un de ces ex il a tourné dans des films x Cadinot ! Son ex s'appelait L et je pense que le gros porc la tellement épuisé, trahi, blessé qu'il a fini par le tuer, et il voulait faire la même chose avec moi. F h prenait les histoires des autres pour en faire les siennes par exemples il a dit à tout le monde, généralement aux mecs qu'ils rencontrent,aux mecs du bois de Vincennes aux amis de P... qu'il était séropositif, que je lui avait refilé, que sa mère est morte. Il nous a fait passé P et moi pour des tyrans, mais P a mis les choses aux claires ( la barre aux T, les points sur les I, la queue au Q), f h n'était pas content, et P a été voir tous les mecs pour mettre les choses aux claires. Sans état d'âme, le gros porc se moquait de tout. Il recopiait les numéros des cartes bancaires des mecs lorsqu'il allait chez eux pour baiser, puis il passait des commandes sur Internet. La mienne y est passé celle de P aussi, beaucoup de mecs se sont fait avoir. Il a été interrogé par la police car beaucoup d'entre eux ont porté plainte, P a été interrogé car le gros porc lui a mis tout sur le dos, car les commandes se faisait sur l'ordinateur de P, lui et moi nous n'étions pas au courant puisqu'il nous disait qu'il allait lire ses messages, nous étions pas derrière lui. P a été entendu, les policiers lui ont dit qu'il ne devait pas s'inquiéter car le témoignage du gros porc n'était pas fiable, en plus il était incohérent.

Il me dégoûtait, avec tout cela il n'avait plus d'amour, j'en avais marre de ses mensonges, il était convoqué également par la police parce que soit disant un de ses ex lui avait refilé la syphilis alors que c'était le contraire. Un jour il a voulu me faire l'amour, je l'ai repoussé, il m'a alors forcé, il m'a blessé au niveau du sexe, et m'a ensuite violé, c'est là où j'ai contracté la syphilis. Il ne s'était pas soigné pour ça, mais bon un jour il en paierai le prix fort car la syphilis peut s'aggravait avec le temps. Il ne me l'a jamais dit, pourtant c'est moins pire que ce que j'ai !

Je parlais des moments ironiques un peu plus haut, en voici un exemple : la merde de f h comprend l'arabe, le chinois, il dit qu'il est d'origine arabe et juive. Je vous laisse pas dire de la connerie humaine de ce gros porc non comestible ! De plus, son nom de famille est vraisemblablement d'origine bretonne que ce qu'il prétend être ! De plus il a dit un jour à un policier qu'il sortait avec M alors que c'était la chienne de P. Mort de rire !

Bon je lui donne pour son compte :

1)La première soirée au London, un mec l'a embrassé, soit disant que le f h était ivre, personnellement même ivre je l'aurai pas fait ! Puis sous prétexte qu'il avait mal au ventre, il est monté aux toilettes pour en ressortir un long moment plus tard. L'excuse qu'il a choisi c'est qu'il a vomit du sang ! Total de la soirée : je suis allé en discothèque avec mon mec pour danser seul, mais bon P était là et je me suis tout de même bien amusé et je me suis bien rattrapé car je me suis bien éclaté. Le gros porc s'il aurait vomit du sang, il aurait dû aller à l'hôpital d'urgence, en fait il a était tout raconté le lendemain à P. Ce qui s'était réellement passé c'est qu'il était entrain de s'envoyer en l'air avec un ou plusieurs mecs peut être avec celui qui l'avait embrassé. Il a raconté ses exploits sexuels à P en précisant qu'il ne savait plus exactement avec combien de mecs en tout. Bien sûr la plupart des mecs ne prenaient pas de capotes ! Et, f h a eu le culot de me dire que je l'avais trompé ! Oui une seule fois, effectivement mais avec la main !

2)Il sortait avec moi mais, en plus des plans cul qu'ils avaient un peu partout il sortait avec un chinois !

3)Les soirs où il est allé soit disant dormir chez un couple d'ami à Versailles pour son nouveau travaille de vigile au parc d'exposition de Paris-Versailles. Il était effectivement chez eux pour pouvoir se faire péter la rondelle, mais le couple ne voulait pas, en plus P me les avait montré en photos c'était des bombes et P les connaissais et c'est eux qui ont contacté P pour leur dire qu'il était venu et à attendu le dernier train pour pour leur demander de dormir chez eux car il ne pouvait pas rentrer à Montreuil. Pour les vingts euros de monsieur le gros porc je pense qu'il a du faire la pute au Trocadéro, je dis cela mais il le faisait dans le passé. P me l'a confirmé et il le faisait encore pendant que j'étais avec lui. Aujourd'hui je réalise que je sortais avec une pute, une salle pute. Et les vingt euros qui lui restait il s'agissait du reste du gain qu'il a gagné en faisant le tapin ! De plus il propageait la syphilis à tout le monde, un vrai danger public !

4)Son ami qui travaillait dans la boite ne lui a jamais trouvé de boulot, surtout pas celui de vigile. D'autant plus que le gros porc avait un poil sur la main ! Il ne veut pas travailler, il a suivi sois-disant une formation dans l'hôtellerie-restauration et m'affirme avec certitude qu'il n'a pas fait d'anglais alors que dans ce secteur il y en a forcément, et pour quelqu'un qui soit disant à suivi ce type de formation il est incapable de servir un plat!

5)Dans chaque rue de chaque ville, syphilitique à un ex, il se croit beau en fait il n'est qu'un gros lard, laid, hideux, pouilleux, gros, fade, narcissique. Pour lui un mec qu'il rencontre pour un plan cul est un ex ! Pas pour moi car un ex c'est quelqu'un avec qui on a vécu une histoire d'amour et qui s'est arrêtée. Il me disait plusieurs fois qu'il était jaloux, oh ! Oui je veux bien le croire, de mon côté je n'avais pas le droit d'être jaloux. Je ne devais pas mettre de photos de moi torse nu sur msn, dans mes blogs, donc dans ces conditions là, à la piscine je n'y allais plus ou alors je mettais une combinaison. Où même je portais le voile, se serait encore mieux !

6)Gros comme il est : le gâteau de P qu'il avait acheté lorsque nous sommes allés chez son petit copain, le f h le glouton a tout mangé, (après je vous laisse imaginer la crise de foie hihihihi), il mangeait un pot de pâte à tartiner entier, de la charcuterie sans pain et en grande quantité, des pots de cornichons entier. Après il se plaignait de son poids ! Il se levait tôt et à vingt heures il se couchait. On ne passait jamais de soirée à regarder la télévision. Mais pour faire l'amour là il était prêt ! P et moi nous avons même pas le temps de prendre notre petit-déjeuner ou nos repas, dès que le gros porc avait fini, il débarrassait la table. S'il faisait la vaisselle il fallait repassait derrière, lorsqu'il faisait de la peinture il y en avait plus sur le sol que sur les murs !

7)Oui, je l'ai trompé lorsque notre histoire battait de l'aile et je l'ai fait avec un mec qu'il a déjà vu, il s'appelle D, f h savait de qui il s'agissait, il l'a vu, même fut jaloux, effectivement car il avait un regard de tueur ! Je ne voulais pas le trompé, mais P m'a dit de le faire, parce que le gros tas de merde ne se gênait pas pour le faire.

Je pourrai en écrire long sur cette chose, sur ce déchet de la société, mais je ne veux pas gâcher plus d'encre pour ce genre de microbe, parasite. Et, f h merci pour la syphilis connard !

# Posté le lundi 29 octobre 2007 10:19

Modifié le samedi 27 décembre 2008 06:58

Date : 09/10/2007


Le commencement


Le virus du SIDA : Syndrome Immuno – Déficitaire Acquis, maladie qui tue des milliers de personnes chaque jour dans le monde, et des milliers de personnes contaminées toutes les minutes dans le monde ! Ça fait beaucoup, oui je vous l'accorde. Dans le monde, catastrophe planétaire !

Il y a plus de contamination chez les hétérosexuels que chez les homosexuels, mais attention chaque jour, chaque année sont différents et la tendance peut bien changée. Il y a eu par exemple des années où le nombre d'hétérosexuels contaminés a augmenté, d'autre années c'est le nombre d'homosexuels contaminés qui a augmenté. Pour faire bref le nombre de contamination peut diminuer ou augmenter quelque soit la sexualité.

Bien qu'aujourd'hui, des progrès ont été réalisés dans la recherche médicale et sur l'évolution de la maladie, ceux qui l'ont contracté dans les années 1980, 1990 aujourd'hui ne sont presque plus parmi nous. Mes pensées sont pour eux.

Actuellement on connaît le nombre de personnes affectées par le virus en France et dans le monde, bien qu'il s'agit en fait d'une estimation, car bon nombre de personnes sont séropositives et ne le savent pas. Pour diverses raisons, ils ont peur de faire le test, ils ne veulent pas le savoir... Ce qui n'arrange rien en ce qui concerne la lutte contre cette maudite maladie !

La prévention, il faut bien en parler, certes. Je pense qu'il en a pas assez à mon goût ! Il y a bien entendu tout au long l'année des événements, des manifestations (la journée mondiale du SIDA, la sidaction, solidays...) mais ce n'est pas assez. Il y a des associations qui luttent contre cette maladie, je pense que dans les écoles, dans tous les lieux il faut en parler, faire plus de prévention.

Maintenant il y a aussi l'opinion public, les idées générales, tous ceux qui pensent, qui croient pour certains, que le SIDA est fini parce qu'on en parle plus, ils ont bien tort. Ce n'est pas fini, ce sera fini lorsqu'un vaccin aura été trouvé et lorsqu'on pourra enfin détruire cette merde de maladie ! Mais, il y a également beaucoup de personnes qui pensent que le SIDA ce n'est plus très grave puisqu'aujourd'hui il y a la tri-thérapie ! C'est pas très bien de penser comme ça, si elles savaient la monstruosité de leur bêtise, pour parler poliment ! La tri-thérapie ne tue pas la maladie, elle ne l'enlève pas, ce n'est pas parce que on prend la tri-thérapie que l'on n'est plus séropositif et qu'on est tiré d'affaire ! Non pas du tout ! La tri-thérapie stop la maladie, elle l'a ralentie, c'est un traitement lourd, et qui dit traitement lourd dit effets secondaires ! On peut très bien vivre toute sa vie et mourir de sa belle mort, où bien mourir parce que la maladie s'est déclarée et même en prenant la tri-thérapie. Lorsque l'on est séropositif, il y a des jours où l'on est bien d'autres où l'on est mal.

Les échecs thérapeutiques existent bien ! Oui ça existe ! Le traitement est lourd, et lorsqu'un malade ne prend plus son traitement soit parce qu'il ne supporte pas ou plus les effets secondaires, il va avoir de moins en moins de chance de s'en sortir, parce que le virus va se fabriquer des anticorps et va être de plus en plus résistant au traitement. Ce qui va impliquer la prise de la quadri-thérapie ce qui est encore pire ! Tout cela entraînera la mort, puisque le malade ne supportera plus les effets secondaires et le traitement n'aura plus d'effet sur le virus. La quadri-thérapie est donnée également en cas de sur-contamination.

Le virus du SIDA est un virus mutant, il génère d'importantes conséquences. C'est ce que je veux vous expliquer et vous raconter dans ce journal et à travers celui-ci suivre la vie d'un séropositif, enfin suivre ma vie en tant que porteur de ce virus.

Je vais éclaircir un point que beaucoup de personnes font. L'amalgame entre séropositif et SIDA. Une personne séropositive, est une personne porteuse du virus (on parle aussi de porteur sain), elle peut transmettre la maladie bien sûr, elle se porte comme n'importe qu'elle personne. Il y a pas de signe particulier. Lorsque l'on parle de SIDA, c'est lorsque la maladie se déclare. Autre précision, on ne meurt pas du SIDA, mais des conséquences du SIDA, on meurt des maladies dites opportunistes (rhume, gastro, grippe...), mais également de cancer... le stade final de la maladie nécessite dans la plupart des cas des soins palliatifs, et cela ne fait pas sans souffrance !

Autre point, certains des malades prenant la tri-thérapie déclareront une hépatite C, cela n'est pas encore prouvé, je précise bien que cela n'a pas encore était prouvé, car le traitement abîme le foie, et à long terme il peut se déclarer l'hépatite C.

En générale une personne qui est contaminée par le virus du SIDA, la première réaction c'est de dire que cette personne a eu une relation sexuelle non protégée. D'ailleurs c'est automatique SIDA = relation sexuelle non protégée !
Pourquoi une personne qui a contracté la maladie a t-elle forcément eue des rapports non protégés ? Même si c'est le cas, c'est bête pour elle, elle savait comme tout le monde des risques qu'elle prenait donc elle est moins à plaindre. Cependant, un des conjoints trompe son ou sa partenaire qui va contracter le virus pour le redonner à son ou sa partenaire, là c'est différent, j'en conçois.
Je rappelle les différents modes de contamination :

Rapports sexuels non protégés
Par voix intraveineuse
Par le sang
De la mère à l'enfant (voix placentaire)


Le virus du SIDA, ne va plus être classé que dans les maladies sexuellement transmissibles (MST), il va être classé dans les maladies d'incidences sociales (MIS) à cause de ces différents modes de transmissions.

Les séropositifs souffrent de discrimination, sont victimes de licenciement. Je reviendrai sur ce sujet un peu plus tard.


# Posté le lundi 29 octobre 2007 10:21

Modifié le samedi 27 décembre 2008 07:03

Date : 10/10/2007

L'accident
La contamination


Début 2005, nous sommes exactement au mois de janvier. La nouvelle année commence bien, je suis en première année de baccalauréat professionnel secrétariat, j'ai des bons résultats, à l'entreprise ça se passe bien, enfin presque.

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis 2004 je suis destiné ou pré-destiné, a être dans des situations de dangers, embarrassantes qui me blessent et m'affaiblissent. Je suis très vulnérable, je pensais que j'avais changé de ce côté-là, en fait pas du tout ! Toujours aussi faible ! Entre le cambriolage, et les agressions, à croire que j'ai pris un abonnement à ces genres de choses, j'en rigole mais bon c'est la vie !

J'étais à l'époque inscrit dans une salle de remise en forme qui se trouve à Paris, que je fréquentais toutes semaines. Je faisais du BODYPUMP et du RPM, il m'arrivait de faire d'autres sports. Généralement, j'y allais le samedi. Parfois j'y allais en semaine après le boulot. Comme chaque samedi matin, à mon habitude, je me levais, prenais ma douche, mon petit-déjeuner, je vérifiais que je n'avais rien oublié dans mon sac de sport. Le cours de BODYPUMP commençait à quinze heures, afin de ne pas être en retard et de me préparer tranquillement, je partais de chez mon père à treize heures quarante cinq. Il m'arrivait d'arriver largement plus tôt et je participais donc au cours d'abdos-fessiers.

Pour aller à la salle de sport, je prenais le RER à Joinville le Pont, je suis monté en queue de train. J'étais dans un état ressemblant à celui d'un enfant qui ouvre son cadeau d'anniversaire. Je peux expliquer ce comportement parce que le sport me faisait du bien, tant moralement que physiquement. J'appréciais de plus en plus aller au-delà de mes limites. J'étais content, cela me faisait aller beaucoup mieux et je voyais mon corps se dessiner peu à peu, ce qui me ravissais le plus.
Le RER arriva à la station Nation, je descendais du train et j'ai aperçu au loin, à la tête du train, un homme qui descendait bizarrement du RER. Apparemment il ne se sentait pas très bien. J'avançais tout en jetant un oeil sur le jeune homme qui devait avoir dans la trentaine. Tout d'un coup, je le vis tituber et tomber sur des morceaux de bouteilles de verres cassés. Il s'est ouvert la gorge et plein de sang commençait à jaillir. Avant de commencer ma carrière dans le secrétariat je voulais devenir aide-soignant, j'ai préparé un concours pour me former dans ce domaine, mais j'ai dû arrêter parce que je suis trop sensible. Je me suis souvenu des cours de biologie quand je préparai cette formation et un être humain qui a une artère de percer à moins d'une minute pour survivre si on agit pas rapidement. Sans réfléchir je cours vers lui, il y avait pas beaucoup de monde ce samedi là, c'était en plein hiver et le peu de personnes qui passaient à côté se fichaient éperdument de l'homme qui perdait son sang, sans doute parce qu'elles pensaient que c'était un sans domicile fixe.

Je me suis mis à courir vers cet homme, je me suis blessé la main en me coupant avec un morceau de verre en m'agenouillant. De plus la veille je m'étais coupé avec un couteau et pour ne pas arranger les choses, j'avais des gerçures dues au froid. Directement, j'ai pratiqué un point de compression sur le jeune homme, seulement j'aurai du prendre une serviette pour la mettre sous la main, mais le temps était compté et sous la précipitation et la peur, j'ai fait directement le point de compression. C'était la première fois que je me trouvé dans une telle situation.

J'ai essayé du mieux que je le pouvais de rassurer le jeune homme, lui disant que tout ira bien, que les secours arriveront bientôt. De plus je cherchais autour de moi des personnes pour leur demander d'appeler les secours. Il y avait peu de monde, et parmi le peu de gens qui passaient, c'était l'ignorance totale. Je contrôlais la blessure au cou mais plus le temps passait et plus son état risquait de ce compliquer, ce qui m'agaçait sérieusement. Je ne pouvais en aucun cas utiliser mon téléphone portable car si j'enlevais une main cela risquerai d'aggraver l'état de santé du jeune homme. J'essayais de garder mon calme, de manière à ce qu'il ne stresse pas trop, je commençais à lui parler, d'une part pour comprendre ce qu'il s'était passé pour ensuite le dire aux pompiers et d'une autre parce qu'il ne fallait pas qu'il s'endorme afin qu'il ne tombe pas dans le coma. Je lui ai posé pleins de questions : comment il s'appelait ? Qu'est qu'il s'était passé ? Pourquoi, il a eu son malaise ? Sa situation professionnelle... Je ne suis pas un grand bavard et quelques fois de l'être ça sert beaucoup, j'ai eu la preuve se jour là !

Il m'a expliqué qu'il s'était levé le matin, et sans avoir pris de petit-déjeuner, il a fumé une cigarette et pris ses médicaments. Il m'a d'ailleurs dit de le laisser mourir car il en avait marre des médicaments, de la maladie. Bien sûr je ne l'aurai pas laissé tomber, il en était même hors de question, il m'a dit que je risquais de l'avoir et m'a prié de le laisser, je lui ai répondu séropo ou pas, cela m'est égal, qu'il est un être humain comme tout le monde, et que je ne pouvais pas le laisser dans un état comme ça. Il est d'origine étrangère, il avait perdu son travail, à cause de sa maladie, cette après-midi là, il était parti pour se promener et il n'avait rien dans le ventre à part ses médicaments, il a eu un malaise et il est tombé. Il n'avait pas de famille, du moins, il en avait mais lorsqu'elle a appris qu'il était séropositif, elle l'a laissé tombé. Je comprenais pourquoi il me disait de le laisser là.

Les secours n'arrivaient pas et je commençais sérieusement à m'inquiéter, d'une part parce que je savais qu'il ne pourrait pas tenir longtemps, et d'une autre il risquait de sérieuses complications qui pourraient aggraver son état de santé. Cela faisait une heure trente que j'attendais les secours. Une heure trente c'est long, mais pour lui c'était l'éternité ! Je priais pour que les secours viennent, les gens passaient je leurs demandais d'appeler les pompiers ! Purée, ce n'étais pas si dure que ça de composer le 18 !

Enfin, les pompiers arrivaient, cela a été un soulagement pour moi mais aussi pour ce jeune homme car enfin il allait être transporté à l'hôpital et être guérit ! Un pompier me demanda ce qu'il s'était passé et je lui ai raconté tout, également ce que m'avait dit le jeune homme. Le pompier me remercia pour ce que j'avais fait, je lui avait demandé de faire assez vite car il est resté plus d'une heure trente, et je ne voudrai pas que cela se complique. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter qu'ils s'occuperont de lui et feront le nécessaire. Par ailleurs, il m'a dit que ce n'était pas nécessaire que je fasse le test des quarante huit heures car mes blessures n'étaient pas profondes et qu'il n'y avait aucun risque de contamination. Eh ! Moi comme un idiot je l'ai écouté ! Je me suis dit au pire je ferai un test dans trois moi, et je serai fixé. Je suis resté sur le quai jusqu'à ce que les pompiers emmènent le jeune homme à l'hôpital. Ensuite, je suis sorti dehors pour fumer une cigarette, j'étais tout triste, et perturbé, j'avais en vie de pleurer, tant que cela m'avait affecté. La vie est bien cruelle contre les gens biens, tandis que les gens mauvais ils ne leurs arrivent que de bonnes choses. A croire !

Je suis allé au sport mais le coeur n'y était pas, je n'arrivais pas à me concentrer. Prétextant que je ne me sentais pas en forme, je suis parti et je suis rentré chez mon père. Je n'arrêtais pas de penser à ce jeune homme. Même encore aujourd'hui il m'arrive de penser à lui. J'ai cherché à avoir de ses nouvelles, et j'ai appris qu'il était décédé suite à ses blessures. Mon coeur a fait un de ces sauts, il était arrivé bien trop tard à l'hôpital, et un caillot s'était formé ce qui a entraîné la mort. Je ne savais plus où me mettre, je savais que sa famille l'avait abandonné parce qu'il était séropositif, et sans doute il n'y aura personne à son enterrement. J'ai voulu y allé, seulement je n'ai pas pu car son enterrement avait déjà eu lieu. Je ne sais pas où il est enterré. Ça m'a fait beaucoup souffrir.

J'en étais presque démoli, même démoli. J'avais une haine immense contre les gens qui sont passés à côté sans rien faire, sans proposer leur aide ! Ça m'a irrité de voir ces enflures passées en regardant et ne répondant à peine lorsque je leurs demandais d'appeler les secours ! Ils se sont dit : il y a une personne qui s'occupe du blessé donc je peux continuer ma route ! Appeler les secours c'était beaucoup trop leurs demander ! Alors aujourd'hui certains me disent que je suis un héros, parfois j'en ai marre qu'on me dise cela, car je ne suis pas un héros ! Ce que j'ai fait n'a rien d'héroïque ! Ça me gonfle d'entendre cela à un tel point que personne ne peut imaginer. Surtout lorsque ce sont les mêmes personnes qui me le disent et ces mêmes personnes qui ne comprennent rien à ce que je leur ait dit c'est-à-dire ceci : je ne suis pas un héros, car j'ai fait mon devoir, une personne a eue besoin d'aide, je suis venu l'aider, comme tout être humain, on a tous le droit a être soignés, a avoir des soins, j'aurai aimé qu'on fasse la même chose si j'étais dans sa situation. Personnellement je pense que ce sera beaucoup plus dur de vivre avec sa mort sur ma conscience qu'étant devenu séropositif, car c'est une vie, et tout être humain ainsi que tout être vivant à le droit de vivre. Je ne regrette pas ce que j'ai fait, j'ai fait mon devoir du mieux que j'ai pu. Voilà ce que je dis lorsqu'on me dit que je suis un héros ! Et, lorsqu'on y réfléchit bien, il n'y a rien d'héroïque dans le fait de secourir une personne qui en a besoin !

Je tiens d'ailleurs à préciser quelque chose, en fait, je n'ai pas pu sauver ce jeune homme, bien que ce n'était pas de ma faute, je sais on me le dit assez souvent. Pour comprendre ce n'est pas dure, oui, mais il faut le vivre pour voir ce que j'ai ressenti, je ne le souhaite d'ailleurs à personne, non à personne !

C'est beaucoup plus simple de dire ceci, de dire cela. Mais lorsque l'on vit ce moment, c'est très dure ! Ce sentiment d'être impuissant devant une personne qui souffre et dont le seul espoir de s'en sortir, c'est qu'elle soit emmenée d'urgence et le plus rapidement à l'hôpital. C'est dure de ne pas savoir exactement quand les secours vont arriver, de ne pas pouvoir dire à ce jeune homme quand ils vont venir ! Ça m'a été dure d'entendre ce jeune homme me demander s'il va s'en sortir, bien sûr, je lui disait que oui ! J'espérai aussi qu'il s'en sorte ! Oui ! Je le souhaitais de tout mon coeur ! Bien que je savais que plus le temps passait et plus ce sera compliqué, parce que pendant que j'attendais les secours désespérément, pendant ce temps là un caillot se formait et allait être fatale à ce jeune homme, gentil, qui me regardait avec ces yeux qui me semblaient me dire : s'il te plaît aide-moi, tu es ma dernière chance, mon dernier espoir ! Ce regard qui me hante encore aujourd'hui, ce regard de désespoir. Au fond, il pensait trouver un ami, il voulait qu'on se voit une fois qu'il sera sorti de l'hôpital, malheureusement ce ne sera pas le cas. Il était seul, il en avait marre, il pensait être condamné à vivre seul sans personne à qui se confier, s'amuser, créer une vraie histoire d'amitié ! Ce regard, je ne l'oublierai jamais, je ne l'oublierai jamais. Un jeune homme qui avait le coeur sur la main, d'une douceur, d'une gentillesse que peu de personnes ont ! Pendant qu'on attendait les secours, il me parlait de sa vie, de ses envies, de ses projets, comment il était... comment il a contracté la maladie, là aussi c'était dur, il s'est fait violé par un membre de sa famille porteuse du virus, il m'a parlé de l'homme qu'il aimait le plus au monde qui l'a quitté quelques jours plus tôt pour un autre mec plus beau et séronégatif. Il s'était confié à moi, il ne me connaissait pas et il me parlait de choses qu'on ne dit pas à un inconnu ! Alors ! Maintenant, ce que j'ai ressenti, personne ne peut le comprendre, car inconsciemment je commençais déjà à m'attacher à lui, je voulais le revoir, mieux le connaître, peut être vivre ma vie avec lui, bref, je n'ai pas pu le sauvé ! Enfin, je ne suis pas la cause de sa mort ! Non ! C'est à cause de ces gens : que je serai ravi de poursuivre contre non assistance à personne en danger ! D'engager leur responsabilité civile ! Bien sûr il est trop tard aujourd'hui, bien trop tard, et je ne suis pas dupe non plus, je n'aurai jamais retrouvé ces gens qui sont passés ! S'ils savaient la haine profonde que je ressens envers eux ! Est-ce qu'il s'agissait de racisme, je ne le sais pas vraiment, ces gens sont passés en regardant comme s'il s'agissait d'un spectacle, ils ont cru que c'était un étranger sans domicile fixe, je ne sais pas. Purée ! C'est ça la France ! Liberté mon cul ! Faut de l'argent pour l'avoir ! Égalité mon cul ! Nous sommes pas tous égaux la preuve ! Fraternité mon cul ! Il en a aucune la preuve également ! C'était de leur faute s'il n'a pas pu s'en sortir ! J'aurai aimé qu'il s'en sorte ! Je suis triste en pensant à tout cela, que je sois devenu séropositif n'était rien comparer à ce que j'ai ressenti par la douleur de sa mort ! Je m'en veux aussi de n'avoir pas pu gérer autrement la situation, malgré que je n'aurai rien changé du tout !

Donc je suis parti plus tôt du sport, je suis arrivé chez moi le visage déconfit, je n'en ai parlé à personne, ni à ma famille, ni à mes proches, à personne ! J'ai affronté tout cela seul, j'ai fait mon deuil en quelque sorte, je ne peux pas dire que cela ne m'avait pas troublé, j'ai mis des semaines avant de m'en remettre. Puis, la vie continue, mais je ne l'a voie plus pareille depuis ce jour-là !

Les mois sont passés, le mois d'avril arrivait et je suis allé à l'hôpital pour faire mon test. Personnellement, je ne pensais pas l'avoir contracté car comme le pompier me l'avait dit, il n'y avait aucun risque. J'allais m'apercevoir que j'avais tord de penser ainsi. Lorsque j'ai eu les résultats, le médecin m'a expliqué que j'avais des traces du virus, et que pour en être sûr que je sois séropositif, il fallait que je fasse le western blott, c'est-à-dire une deuxième prise de sang pour savoir si je suis séropositif ou non. Il m'a dit qu'entre temps, le corps pouvait rejeter le virus comme c'est le cas de un pour cent de la population mondiale. Mon coeur s'est mis à battre, et je fus pris d'une crise d'angoisse, j'espérai que le deuxième test serait négatif car dans le cas contraire tout changerai pour moi. Sur le chemin du retour, pour rentrer chez mon père, pleins de questions me traversaient l'esprit. Dois-je dire toute la vérité à ma famille ? Si le deuxième test est négatif, je ne vois pas l'intérêt de leur faire des frayeurs ! Mais, s'il est positif ? Que dois-je faire ? Si je leur dit, cela suppose que je leur explique pourquoi ? Que je leur dise ce qu'il s'était passé ce fameux samedi, au mois de janvier 2005 ! Un samedi comme les autres et qui fut malheureusement à marquer d'une croix !

Finalement, j'ai tout raconté (enfin presque, je leur ai dit simplement que j'avais fait un point de compression à un homme qui a eu un malaise, mais pas le reste). Mon père ma dit que je ne devais pas m'inquiéter car les résultats du test montrent que j'ai seulement des traces, et qu'elles peuvent disparaître et tout s'arrangera ensuite, et rien ne dit que je l'ai. Quelques semaines après, je suis allé faire le western blott (je ne suis plus sûr de l'orthographe), et j'attendais les résultats avec impatience. Le jour venu, le médecin m'a reçu et m'a dit « Monsieur PINON, d'après les résultats du western blott, je vous confirme que vous êtes bien séropositif », il ne me l'a pas dit vraiment de cette façon, je ne me rappelle plus exactement, mais, il m'a confirmé ce que je redoutais d'entendre « séropositif », ce mot qui cognait dans ma tête. Justement dans ma tête que se passait-il? Ça fusait, le suicide m'est venu à l'esprit, et puis la raison a fait que j'ai écarté cette possibilité là, car je veux vivre et vivre toute ma vie et pas question qu'une putain de maladie engendrée par un putain de virus me gâche mon existence !

Je me reprenais tout doucement sur le chemin qui mène chez mon père, je pensais à la façon de leur dire ! Est-ce que je devais attendre que j'encaisse le coup, et que j'accepte de vivre avec et forcément apprendre à vivre avec et vivre une vie différente qui va changer beaucoup de choses ! Ou je leur dit directement ? Finalement quand je suis rentré, je leur ai dit, mon père n'a pas trop réagit, il craquera bien plus tard, lorsque ma grand-mère sera à l'hôpital. Mes soeurs, je ne me souviens plus exactement. Quant à ma mère, elle avait téléphoné le soir même pour avoir de mes nouvelles, elle ne voulait pas craquer au téléphone, elle m'a demandé de lui passer ma soeur, elle ne voulait pas que je l'entende pleurer. Notre voisine, lui avait parlé, elle en était bouleversée également. Elle est aussi très géniale notre voisine. Je l'adore beaucoup.

J'ai loupé quelques jours de travail, car je n'étais pas en forme, et à vrai dire je n'avais pas envi de travailler, bien entendu l'entreprise avait vu cela d'un mauvais oeil, donc pour sauver ma place, j'ai tout avoué à mon tuteur, comme à mes collègues qui eux se sont doutés que je l'avais contracté, je ne m'étale pas dessus. J'en ai parlé à mes camarades du CFA qui m'ont alors soutenu, et montré que je pouvais compter sur elles.

Tout aller changer dans ma vie. Avant je tenais une grande importance sur le travail, depuis que je suis séropositif, je profite plus de la vie car je sais que ma vie est en sursit.

# Posté le lundi 29 octobre 2007 10:27

Modifié le samedi 27 décembre 2008 07:05

Date : 29/10/2007

Dans une vie non facile et dans un monde qui a parfois des allures chaotiques, je cherche comme nous cherchons tous un repair, un espoir....
Date : 29/10/2007

# Posté le lundi 29 octobre 2007 11:36